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L’enfer c’est les autres !

 

 

Cette citation de Jean-Paul Sartre est bien connue par les français.
Pour moi, anglaise, je ne l’ai pas apprise à l’école mais dans le monde de l’entreprise… en fait, le message de Sartre est très personnel, l’enfer, ce n’est pas tant les autres que ma peur de leur regard, de leur jugement, vont-ils m’accepter, m’aimer, serai-je à la hauteur de leurs attentes, ferai-je partie de la bande ou vont-ils m’exclure ?

Cette peur, elle peut me stopper nette, me tétaniser, m’empêcher de vivre, de m’exprimer et de m’épanouir.

Nous voulons tous être libre, mais comment prétendre à la liberté si l’on n’est pas capable de s’affranchir du regard des autres ?

 

D’où vient cette peur ancestrale ?
Quelle que soit notre taille, notre statut social ou notre richesse, devant l’immensité de l’univers, nous sommes finalement peu de choses. Un ours affamé ne ferait de nous qu’une petite bouchée, nous aurions peu de chance de survivre, et que dire d’une attaque terroriste…

Nos aïeuls l’ont bien compris, pour rester sain et sauf, nous devons rester ensemble ! Mais où est ma place au sein de la tribu ? Comment je m’inscris dans le projet collectif ? Comment oser me différencier des autres ? Comment être moi-même ?

La peur est le plus grand frein humain, sans peur, nous avançons dans la confiance et la sérénité, dès que nous ressentons la moindre peur, nous actionnons le frein à main.

C’est normal, nous sommes câblés pour assurer notre survie, ce qui est moins normal est de confondre un danger réel avec un danger perçu… Quel est le vrai risque ? L’intelligence émotionnelle nous permet de gérer notre flux d’émotions et l’intelligence cérébrale, de faire la part des choses. Contrairement aux animaux, notre « neo-cortex » nous permet de recueillir des informations complexes, de les analyser, les évaluer, les vérifier,… Alors, en bon homo sapiens, reformulons la question : qu’est ce qui est plus dangereux le regard de l’autre ou ma perte de liberté ?

 

Si finalement, j’osais dire ce que je pense, ce que je vois, ce que je ressens ? Et si je calmais ma peur de ne pas être à la hauteur et la remplaçais par une acceptation de moi, telle que je suis, avec mes forces et mes fragilités, celles d’hier et celles de demain, celles qui font de moi un être unique, vrai et authentique ?

La scène serait tout à fait différente, prenons un peu d’hauteur pour la regarder de loin… au lieu d’avoir des dizaines de personnes centrées sur elles-mêmes, cela donnerait les mêmes personnes, libérées de leurs peurs et ouvertes aux autres.

 

Ne restons pas en enfer, n’attendons pas comme Charlie Chaplin nos soixante-dix ans pour s’accepter tel que l’on est, commençons dès aujourd’hui à s’aimer pour de vrai.

 

Corinne Martin, Dirigeante Performance Consultants France

  • Le regard des associées Corinne Martin, Claire Baran, Béatrice Binard et Lucie Lauras prennent la parole et vous donnent leur regard sur des thématiques d’entreprise.
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