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OSER

 

Oser, ce mot est vraiment à la mode, carrément dans l’air du temps !

Qui n’aimerait pas OSER, oser dire les choses, oser entreprendre, oser innover, oser refuser ? Et pourtant, rares sont ceux qui osent franchir la barrière des habitudes et des règles établies.

C’est normal, challenger une autorité supérieure peut coûter très cher ; il en faut du cran pour se prononcer contre l’ordre établi ou refuser de rentrer dans le rang. Nos plus grands héros, nos leaders emblématiques ont tous eu ce courage : De Galilée à Jaurès, de Jean Monet à Nelson Mandela … quelle témérité, quelle audace ! Nous leur devons admiration et respect.

Sans risquer leur vie, d’autres ont osé sortir du cadre, innover, faire bouger les lignes. Les exemples du sport sont parlants, pour battre un record, un champion doit viser haut, très haut.  Comme dans toute discipline, chaque méthode a sa limite. Pour la dépasser, le champion cherchera à innover, à trouver une nouvelle manière de faire.  Mais innover, c’est remettre en cause les pratiques courantes. Le champion sait très bien qu’il risque la désapprobation voire la disqualification. Peu lui importe, mû par sa passion et une envie brulante de gagner, il va oser la nouveauté :

 

 

1968 : Dick Fosbury emporte la médaille d’or aux jeux olympiques de Mexico, son « Fosbury Flop » révolutionne le saut en hauteur, le rouleau dorsal remplace à jamais la technique dite du saut en ciseau.

 

 

1974 : Björn Borg est sacré champion à Roland Garros, il touche à la perfection avec son revers à deux mains lifté. Aujourd’hui, il n’y rien de plus banal, mais à l’époque cette prise de la raquette est perçue comme une hérésie.

 

 

1989 : le sauteur suédois Jan Bokloev ose braver les railleries et écarter l’avant de ses skis pour les disposer en « V ». Il remporta la Coupe du monde FIS … aujourd’hui, plus aucun sauteur ne garderait ses skis rapprochés !

 

Dans le monde de l’entreprise, oser est également un ingrédient essentiel de la réussite. Il suffit de regarder les valeurs aujourd’hui très en vogue : esprit entrepreneurial, innovation, créativité, agilité, qualité relationnelle, authenticité, intégrité, probité… Elles nécessitent toutes une grande dose d’audace, même la qualité relationnelle car pour l’assurer, il faut oser lâcher ses certitudes pour voir la situation du point de vue de l’autre, oser écouter et oser dire les choses.

L’audace d’un entrepreneur fait toujours rêver : sans la vision et l’engagement sociétal de Muhammad Yunus, 7 millions de pauvres n’auraient jamais pu bénéficier d’un micro-crédit et sans l’audace de Elon Musk nous n’aurons pas vu un développement aussi rapide de la voiture électrique. Mais quels obstacles ils ont surmontés, quels risques ils ont pris, pas un jour sans oser.

D’autres grands noms font la une de nos journaux : Richard Branson, Mark Zuckerberg, Sherly Sandberg, Bernard Arnault, Xavier Niel, Frédéric Mazzella… qu’on les aime ou pas, on aimerait tous oser autant qu’eux !

Alors, qu’est ce qui nous empêche de rêver notre vie et de vivre nos rêves ?  Quels sont nos freins ? Ils se résument en un seul mot, LA PEUR : peur de l’échec, peur du ridicule, peur de décevoir, de se retrouver seul, d’investir trop d’énergie sans garanti de résultat.

Nous connaissons tous la peur, il s’agit d’une émotion primaire qui doit nous alerter en cas de danger, mais attention, danger réel ou danger perçu, notre réaction est la même : une protection de soi, instinctive et immédiate, un rétrécissement de notre champ de vision, une fermeture sur le monde extérieur.

Cette réaction n’est pas une fatalité ; contrairement aux animaux, l’humain a une grande capacité d’observation, d’analyse et d’évaluation. Avec une conscience des mécanismes psychologiques et émotionnels en jeu, nous pouvons agir autrement, apprivoiser nos peurs, et oser se lancer.

 

Voici 5 astuces :

1. Libérez-vous du regard des autres.

Comme le disait Jean-Paul Sartre, l’enfer, ce n’est pas tant les autres que ma peur de leur regard, de leur jugement, vont-ils m’accepter, m’aimer, serai-je à la hauteur de leurs attentes, ferai-je partie de la bande ou vont-ils m’exclure ?

Cette peur, elle peut vous stopper nette, vous tétaniser, vous empêcher de vous exprimer et de vous épanouir.

Nous voulons tous être libre, mais comment oser la liberté si l’on n’est pas capable de s’affranchir du regard des autres ?

 

2. Suivez vos moteurs internes

“Ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.” Steve Jobs

Il est important d’identifier vos moteurs internes et externes, et attention aux moteurs externes, ce n’est pas vous qui les contrôlez mais les autres ! Agir pour faire plaisir à l’autre, pour être gentil.le ou pour ne pas faire de vagues n’est gagnant pour personne, ni celui qui se conforme en attendant une reconnaissance ni la personne extérieure qui sent une dépendance et une attente à laquelle elle ne peut répondre.

Quelle que soit la discipline, tous ceux qui sont allés au bout de leurs rêves ne l’ont pas fait pour faire plaisir aux autres, ils l’ont fait par passion et avec une grande ambition d’avancer, de faire bouger les lignes, de se changer ou de changer le monde.

Un peintre qui peint pour vendre ne peindra jamais de chef d’œuvre. “L’approbation des autres est un stimulant dont il est bon quelquefois de se méfier”, disait Paul Cézanne.

 

 

 

3. Adoptez un « growth mindset »

La traduction française du best seller de Carol Dweck « Growth Mindset, the new psychology of success” est carrément OSER REUSSIR ! Changez d’état d’esprit.

Carol Dweck, professeur de psychologie à l’université de Stanford nous explique qu’il existe deux types de personnes : ceux qui ont un état d’esprit de développement (appelé “growth mindset” en anglais) et ceux qui ont un état d’esprit fixe (fixed mindset).

 

 

En bref, avec un état d’esprit fixe, vous croyez que vos qualités, vos talents et vos aptitudes sont déterminés à la naissance, que les meilleurs sont ceux qui ont eu plus de chance, ceux qui ont hérité du plus grand talent.

Les personnes avec un état d’esprit fixe sont donc moins enclines à oser s’exposer, oser prendre des risques. Quand elles font des erreurs, elles vont penser que c’est dû à leur incompétence naturelle. Et lorsque cette image de soi devient trop pénible, elles vont blâmer les autres pour leurs échecs, tout pour éviter d’en prendre la responsabilité.

Avec un growth mindset, vous vous voyez très différemment, vous croyez que vous pouvez développer vos qualités, vos talents et vos aptitudes à force de travail, d’effort et d’application. Avec un état d’esprit de développement, l’objectif est d’apprendre pour progresser.

Ne pas savoir, admettre ses limites du moment, prendre des risques, faire des erreurs, les personnes avec un growth mindset savent que c’est de cela qu’est pavé le chemin de leur réussite.

 

4. Dédramatisez vos peurs, mettez des mots, vous avez peur de qui, de quoi ? Est-ce vraiment une situation de vie ou de mort ou s’agit-il plutôt d’une peur incontrôlée, une appréhension non pas de ce qui est, mais de ce qui pourrait être ?
Notez vos peurs et, si possible, partagez-les avec une personne de confiance. Pour enlever la charge d’une émotion, rien de mieux que de mettre des mots ; se sentir compris.e par un proche permet de dédramatiser, de se dire que l’on est normal, que c’est normal d’avoir des peurs et des hésitations.

 

5. Essayez, expérimentez !

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles »

Cette célèbre et magnifique citation de Sénèque nous montre à quel point nous avons intérêt à oser. Ne passez pas à côté d’opportunités, avec un growth mindset, oser prend une toute autre dimension. Sans peur de l’échec, il n’y a plus de risque ! L’expérience sera heureuse ou malheureuse, peu importe, on ose pour tenter sa chance, pour avancer, pour apprendre et grandir, pour gagner un jour ou peut-être tout simplement pour se dire « je l’ai fait » !

« Je peux accepter l’échec, tout le monde échoue dans quelque chose. Mais je n’accepterai jamais de ne pas avoir essayé. » Michael Jordan

 

Corinne Martin

  • Le regard des associées Corinne Martin, Claire Baran, Béatrice Binard et Lucie Lauras prennent la parole et vous donnent leur regard sur des thématiques d’entreprise.
  • Nos clins d'oeil Le fonctionnement humain à travers des lunettes décalées et humoristiques.
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